Petit-déjeuner, brunch, nocturne : à quel moment viser sa clientèle en Algérie ?

Petit-déjeuner, brunch, déjeuner, soirée, goûter, nocturne estival : quel créneau horaire viser pour son restaurant ou coffee shop en Algérie.

Par Rédaction Food Algérie
Assiettes de pancakes au miel et au citron accompagnées d'un thé, dressées pour un service petit-déjeuner ou brunch.

Un même local peut faire vivre des concepts complètement différents selon l’heure à laquelle on choisit de l’ouvrir. Avant de fixer sa carte et sa déco, il vaut la peine de se poser une question qu’on oublie trop souvent : à quel moment de la journée, ou de l’année, ce restaurant doit-il exister ?

Sommaire

  1. Le petit-déjeuner, un terrain encore presque vide
  2. Le brunch, devenu un créneau à part entière
  3. Le déjeuner, obligatoire mais pas le plus rentable
  4. Le soir, où se joue le meilleur panier moyen
  5. Le goûter, une institution à ne pas ignorer
  6. Le nocturne estival, deux publics à ne pas confondre

1. Le petit-déjeuner, un terrain encore presque vide

Tôt le matin, le terrain reste largement occupé par les cafés traditionnels, avec une clientèle matinale majoritairement masculine : café, café au lait, parts de mille-feuille, mbassess, sfenj. Les coffee shops modernes, eux, ont globalement délaissé ce créneau, alors qu’un format box à emporter, pensé pour la livraison directe sur le lieu de travail via des services comme Yassir, reste un positionnement à peine exploité dans des villes comme Alger ou Oran. C’est un des rares créneaux du secteur où l’offre moderne n’a presque pas encore mis les pieds.

2. Le brunch, devenu un créneau à part entière

Le brunch connaît un vrai boom depuis plusieurs années en Algérie, au point d’être devenu, pour certaines enseignes, une spécialité à part entière plutôt qu’un simple service parmi d’autres. Contrairement à l’idée d’une fenêtre étroite en fin de matinée, il est aujourd’hui souvent proposé toute la journée. Deux publics s’y retrouvent naturellement : les touristes qui décalent leur repas pour profiter de leur matinée à visiter, et les foodies en quête de nouveauté gourmande, pour qui le brunch est autant une expérience qu’un repas.

3. Le déjeuner, obligatoire mais pas le plus rentable

Le service du midi reste incontournable face à la concurrence, personne ne peut vraiment se permettre de l’ignorer. La clientèle qui le fréquente cherche avant tout la rapidité, avec un rythme moins détendu que celui du soir. C’est pourtant rarement le service le plus rentable de la journée, ce qui en fait un passage obligé plus qu’un levier de rentabilité.

4. Le soir, où se joue le meilleur panier moyen

C’est en soirée que le panier moyen atteint généralement son meilleur niveau. Miser fortement sur ce service, ou au contraire le considérer comme secondaire, dépend directement de la nature du secteur où l’on s’installe : certains quartiers vivent la nuit, d’autres se vident dès la tombée du jour, et le concept doit être pensé en fonction de cette réalité plutôt qu’en espérant que la clientèle du soir arrive d’elle-même.

5. Le goûter, une institution à ne pas ignorer

Entre 16h et 17h, le goûter reste une véritable institution en Algérie, aussi bien à la maison que dehors. Pour tout établissement ouvert à cette heure, adapter sa carte à cette habitude, plutôt que de la traiter comme un simple prolongement du déjeuner ou une anticipation du dîner, permet de capter une clientèle qui vient spécifiquement pour ce moment.

6. Le nocturne estival, deux publics à ne pas confondre

De mai à fin septembre, entre vacances scolaires, chaleur et retour massif de la diaspora, de nombreux établissements basculent sur un rythme nocturne qui peut représenter une part significative du chiffre d’affaires annuel. Deux publics bien distincts s’y côtoient, et les confondre revient à mal servir les deux. Le premier est festif, porté sur les glaces, desserts et boissons tard dans la soirée. Le second recherche l’ambiance plutôt que la fête, autour de bars à jazz, de soirées chaâbi algérois ou de projections cinéma en plein air, une clientèle plus posée, en quête de calme davantage que d’animation. Construire son offre nocturne en sachant lequel de ces deux publics on vise en priorité évite de proposer un entre-deux qui ne convainc vraiment ni l’un ni l’autre.

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